À fond

3 décembre 2009

À fond, ce n’est pas seulement la façon dont j’ai pris Mister Brésil l’autre jour – comme dirait @Sedigeek « ça, c’est fait » – c’est aussi tout ce qui se passe en ce moment dans ma vie privée. Cette semaine, c’est bien simple il n’y aura eu que lundi soir au calme ! Mardi soir, sport, hier soir, ciné, ce soir, théâtre, demain soir, clubbing, samedi soir, anniversaire d’un ami… Le ciné club dimanche, s’il est confirmé, sera l’activité la moins fatigante – juste les mains de Mister Mousse à calmer, elles sont font baladeuses de toute part ! Lire la suite de cette entrée »

L’Amérique du sud est un continent plein de ressources

30 novembre 2009

La semaine de boulot a été très chiante. Il ne se passe plus un jour sans que je pense à changer de job. Certes, il y a plein de choses qui ne vont pas dans la boîte, mais, surtout, ça fait 3 ans que je suis là, et 3 ans, c’est long ! Donc, quand arrive le weekend, je suis particulièrement content. Lire la suite de cette entrée »

Dragouille, shopping & home ciné

23 novembre 2009

Dragouille d’abord. Comme je l’avais dit dans le dernier post, je n’avais pas l’intention de draguer en boîte vendredi soir. Après un ciné avec Mister Promo2009 (pour voir 2012), qui est toujours aussi timide, mais qui pourrait être intéressé, j’ai retrouvé Mister Mousse au Club 18. Et je me suis fait draguer, sans rien demander. Lire la suite de cette entrée »

Le ciné, c’est moins risqué

20 novembre 2009

Comme je l’expliquais dans mon dernier billet, je suis en mode « un peu beaucoup inquiet sur les risques liés au sexe » donc grosso modo abstinent modulo une personne avec qui je me protège bien tout en connaissant son statut sérologique (entre autres) négatif. Abondance de prudence ne saurait nuire – même si ça ne saurait pas non plus protéger de tout.

Du coup, c’est ciné à fond, avec le ciné club essentiellement (pour ceux qui n’ont pas suivi, il s’agit, pour le moment, de @Sedigeek et de Mister Mousse). On profite de mes billets de ciné à 4 euros via mon C.E., et de mon home cinema depuis cette semaine – on a vu tous les films qu’on voulait voir au ciné, il fallait donc trouver une alternative ! Ainsi, j’ai enfin vu Hairspray mercredi soir avec @Sedigeek, salon plongé dans le noir, Dolby Digital qui pétait bien, léger filet de baves à la vue de Zac Efron, que du bon ! On a adoré. Dimanche, on se retrouvera tous les trois pour voir un grand classique, West Side Story. Entre temps, j’ai failli quitter la salle de ciné en plein milieu du film hier soir : Mister Mousse et moi sommes allés voir Trésor, en craignant le pire; et bien c’était encore bien bien pire que tout ce qui avait écrit avec pudeur dans les magazines. On n’entend même pas bien le chien péter, ce qui était sans doute la seule chose un peu drôle de cette comédie (sic). Ce soir 2012 avec Mister Promo2009, là aussi je crains le pire – mais peut-être pas exactement pour les mêmes raisons…

Bon, ceci dit, il y a quelque chose d’autre que le ciné que j’aime bien et qui n’est pas risqué : le flirt. Alors ce soir, je vais peut-être sortir au Club 18 ou au Tango. Et si un joli garçon envisageait de flirter avec moi, je ne dirais pas non. Mais pour ça, il faudra que je fasse comme le très charmant jeune homme qui illustre ce post : que je me rase – ça pique !!!

Chéri or not chéri?

17 novembre 2009

Telle est la question du moment. Ça va bientôt faire deux mois que c’est terminé avec Mister Mousse. Presque autant que je n’ai pas fait de plan cul, même s’il y a bien eu quelques amants plus ou moins réguliers, mais c’est un autre registre que le simple plan. Presque autant, aussi, que je n’ai pas dragué ouvertement un mec, même en boîte.

Dans quatre mois tout pile, j’aurai 30 ans. Jusqu’à maintenant, ça m’avait paru loin, mais maintenant que ça approche… Je me demande quel cataclysme ça annonce ! Je n’ai pas de chéri, ça fait 10 ans que j’en ai, j’en ai eu beaucoup, mais jamais plus de 14 mois (record toujours tenu par Dadoo en 2002/2003, ça commence à faire long…).

Je suis plus posé qu’à l’époque de cette épique relation : je ne cherche plus à tout prix un copain, et je ne rejette pas non plus les opportunités intéressantes. Mais je suis aussi beaucoup plus craintif sexuellement parlant. Il y a un an, je me tapais cinq mecs par semaines, aujourd’hui, alors que je couche peu, j’ai peur d’attraper quelque chose. Entre temps, je suis sorti avec un mec séropositif, et ça m’a beaucoup fait flipper après coup. Résultat, j’ai peur d’attraper quelque chose même en me protégeant et en ayant peu de partenaires, alors que j’ai réussi à ne pas être contaminé par une horde de mecs, en étant safe mais sans plus, et en ayant un ex séropo – avec qui, pour le coup, j’ai été très safe. Et puis, depuis 10 ans, il y a eu toutes ces petites MST sans gravité mais qui effraient : morpions, gale, gono, condylomes… Toujours chopées, d’ailleurs, pendant les périodes les moins agitées sentimentalement et sexuellement parlant !

Malgré le temps qui a passé, j’ai toujours des envies de prince charmant. Certes, pas du même genre que ceux dont je rêvais il y a 10 ans, mais bon, j’ai toujours un idéal. La différence, c’est que je ne le projette plus sur chaque très beau garçon avec qui il se passe quelque chose. La contrepartie, c’est que j’ai une vision assez glaciale des mecs avec qui j’ai des rendez-vous, surtout quand je ne couche pas d’abord, ce qui est le cas en ce moment. Mais comme j’ai un peu peur de coucher…

Eh oui, rien n’est plus simple ma bonne dame, comme dirait l’autre. Le problème n’est pas tant que mes envies se contredisent, c’est surtout qu’elles se réveillent et me font comprendre qu’il va falloir que je sorte de ma neutralité socialo-sentimentale. Que j’arrête de faire la fête timidement, en espérant que, surtout, il ne se passe rien. Si encore ce vide me convenait, mais, même pas. En bon matheux, je cherche la quadrature du cercle. En mauvais conscient, je n’accepte pas la démonstration d’impossibilité. CQFD.

Fêtes et absence de débauche

16 novembre 2009

Une semaine avec trois jours de repos, c’est toujours une semaine agitée. Celle qui vient de s’écouler n’a pas dérogé à la règle. Mardi soir, Jusquici me textote, soirée chez un ami à lui, allez hop ! Une des choses que j’aime avec les gens qui habitent dans le 16e, c’est qu’en 15 minutes en partant de chez moi, je suis garé devant chez eux. Du coup, encore meilleure soirée, même si elle aurait été très bonne sans cela. On était un petit groupe de gays, et on a passé une bonne partie de la soirée à mater un top bogosse, présumé gay, et à chercher à savoir s’il était maqué – hélas, il avait déjà un copain.

Mardi, le ciné club – il faut l’appeler ainsi, puisqu’on (c’est-à-dire Mister Mousse, Sedigeek et moi-même) va presque toujours au ciné ensemble désormais – est allé voir L’Imaginarium du Docteur Parnassus, qui était pas mal, mais qui aurait pu être un peu moins « fouilli ». Mister Mousse a gentiment proposé de faire le traiteur pour la petite fête que j’organisais le vendredi suivant, et @Sedigeek a gentiment tué une grosse araignée qui rodait chez moi. Les amis, c’est bien !

Vendredi soir, petite soirée entre amis gays – pas faute d’avoir invité quelques hétéros, mais ils ont dû prendre peur, aucun n’est venu ! J’ai pu jouer un peu de piano, et, exploit parmi les exploits, parvenir à me centrer malgré la présence d’un public composé de plus d’une personne. Au programme, la 3e Romance sans parole de Fauré, le Doctor Gradus Ad Parnassum (décidément) de Debussy, le 4e prélude de Chopin, la valse minute du même (une « commande » de Fahrenheit, passée lundi dernier, stresssss !) et le final de la sonate n° 17 dite « Tempête » de Beethoven. Et même cette dernière œuvre n’a pas posé de problème, j’ai pu y faire de belles choses, grand youpi ! (Souvenir d’un prof de maths de prépa qui s’exclamait « Youpi ! » et l’écrivait au tableau, là où les autres écrivaient sobrement « C.Q.F.D. » – il était gay.)

Samedi, nouveau ciné club, cette fois-ci pour voir Clones. De la S.F. bien classique, c’était sympa mais sans grande surprise. Cela dit, une société de beautiful people, c’est un peu tentant :-P Samedi soir, rencard avec un pote de Jusquici, une grosse cata : rien en commun, mais rien de rien, et en plus il avait un sens aigu de la polémique, alors qu’en premier rencard, je suis plutôt consensuel – j’ai dû en trouver, des consensus, pour m’en sortir vivant !!! Grosse loose en somme, d’autant que la drague de Mister Promo2009 n’a pas trop avancé : soit il ne capte rien, soit il n’est pas intéressé, grand mystère !

Dimanche, pas de ciné, mais crumble maison (thanks to sedigeek) et réparage (raté) de PC avec le ciné club, à la maison.

Bilan : beaucoup de fêtes, beaucoup de sorties, beaucoup d’amis adorables, mais niveau cœur, c’est pas encore ça ! (L’horoscope, ça marche mieux quand on le fait après les événements !)

Un week-end presque trop sympa

10 novembre 2009

Il y a des moments qu’on voudrait faire durer une éternité, il y a des week-ends aussi, qu’on voudrait ne pas voir s’arrêter. Dire que la reprise hier a été très angoissante est presque un euphémisme, après tant de volupté – et je ne m’étendrai pas non plus sur les promesses non tenues de mon travail… Je commence à étudier des options ailleurs.

Vendredi soir, Jusqu’ici a accueilli quelques amis à lui, pour un « before » très sympa avant une nuit au Tango. Et grande séance de thérapie comportementale auto-demandée une fois arrivé en boite. Objectifs variés, parmi lesquels : ne pas draguer, et ne pas en ressentir de frustration, et même apprécier la soirée malgré cela. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais, grosso modo, depuis que je sors en boite, j’ai toujours été dans l’attente d’un flirt (au moins), et ça m’a gâché la plupart de ces sorties. Problème de confiance en moi, qui fait que je me sens très très mal à l’aise si quelqu’un ne me confirme pas que je suis à peu près « potable ».

Donc vendredi soir, recherche de sérénité dans un milieu a priori hostile, eu égard à mon agoraphobie latente. Début de soirée, tout va bien. Puis petit passage à vide, en parti lié à une musique peu entraînante, mais surtout, atteinte de la sérénité en m’appuyant sur le passage à vide sur toute la 2e moitié de la nuit. J’ai pu regarder les jolis garçons – et il y en avait pas mal. Échanger quelques regards et sourires, car je crois qu’une certaine gentillesse, dans les regards, ça fait du bien à tout le monde. Mais rien de plus, pas ce besoin d’aller les ajouter à mon « tableau de chasse », pas de frustration, juste le plaisir de danser. Il paraît même qu’un joli garçon me lançait des regards appuyés : je ne l’ai pas vu. Retour à 4h du matin, et bonne nuit derrière.

Samedi, coiffeur, mode hiver. Courts sur les côté mais plus longs dessus, toujours top, il est vraiment bien celui-là. Soirée sushi à la maison avec Sedigeek.

Dimanche, journée musicale. Je me suis fait pleurer en déchiffrant le 4e prélude de Chopin. Globalement, beaucoup d’émotions, beaucoup de maîtrise, beaucoup de sérénité, assis derrière le piano. Le final de la sonate « Tempête » de Beethoven sonne enfin comme je veux, il chante au lieu d’être purement technique.

En fait, que ce soit en boite ou au piano (ou, sans doute, ailleurs), j’accède enfin au fond de mon âme. C’est difficile, un peu douloureux, ça ne vient pas aisément, naturellement. C’est une lutte intestine presque permanente contre mes instincts de protection. C’est parfois très pénible, quand la sérénité disparaît, particulièrement hier matin, au moment de repartir au travail. C’est l’incertitude de retrouver cette sérénité, la peur de revenir en arrière – peur qui rend difficile, justement, l’accès à la sérénité.

Bref, c’est une période à la fois passionnante et difficile, exaltante et douloureuse. Je vis des moments de pur extase, notamment au piano, et des moments de doute immenses, qui sont d’autant plus douloureux qu’ils contrastent avec le bonheur intense qui me traverse par moments. C’est sans doute un tournant dans ma vie, le début de quelque chose qui pourrait être brillant, mais que je crains de manquer. Je crois que je suis en train de devenir adulte.

NdMoi : j’ai désactivé les commentaires, tout ça est trop intime, trop récent, pour être sujet à débat. Je ne le fais contre personne, juste pour moi.

Interlude musical

5 novembre 2009

Aujourd’hui, je vais vous parler musique. Je ne sais pas si ça intéresse vraiment mes lecteurs, quand je parle de cela, mais ça fait aussi parti de ma vie ! Et pour ceux que ça n’intéresse pas, il y a toujours l’image pieuse sur le côté du billet !

Depuis quelques semaines, et avec l’aide de ma psy, je cherche le souffle qui me manque au piano. J’ai un problème, quand je parle ou quand je joue de la musique : je respire peu profondément, l’air arrive à peine « en bas de la gorge » pour ainsi dire. J’ai donc tenté de rectifier les choses, en respirant « par le ventre », mais ça n’a pas suffi, je demeurais crispé dans mon jeu, au moment des passages les plus difficiles.

Et puis le début de la solution m’est venu en songes. Pendant ma semaine de vacances, je me suis réveillé d’une sieste avec huit notes en tête « sol do ré mi sol do mi ré »… Je m’avance vers le piano, je cherche, je creuse, j’improvise. Soudain, j’ai trouvé : il s’agit du début de Doctor Gradus Ad Parnussum issu de la suite Children’s Corner de Claude Debussy. Je cherche – frénétiquement – la partition jaune et blanche, bien fine au milieu des énormes volumes de Beethoven et de Chopin. Je la retrouve, enfin. C’est un morceau que j’avais joué il y a douze ou treize ans, et que je n’avais pas aimé joué – une demande de ma prof, qui n’en faisait pas souvent, donc j’avais accepté.

Je me lance dans le « redéchiffrage ». Non seulement ça me plaît, mais ça se passe bien, ça me paraît beaucoup plus facile que dans mes souvenirs (forcément). J’ai travaillé de nouveau ce morceau depuis une semaine, il est quasiment « prêt »… J’y ai trouvé un orgasme, sur le final. Ces « Ah… AhAhAh… AhAhAh…. Ahhh…Aaaahhhh… Aaaaaahhh » sont complètement liés au plaisir charnel et truculent que l’on ressent en terminant de jouer cette pièce.

Mais le bon Doctor Gradus n’aurait pas suffi. Je me suis replongé, en compagnie de Sedigeek, dans mes vieux volumes des « Plaisirs de la musique ». Et je suis tombé sur un morceau qui a marqué un tournant dans ma vie musicale, car il s’agit du dernier morceau que j’ai joué avant d’attaquer des pièces de virtuosité (à commencer par la Fantaisie-Impromptu de Chopin). Ce morceau, c’est la 3e Romance sans parole de Gabriel Fauré. Un thème hautement romantique, en majeur, qui devient « perturbé », on sent dès la deuxième partie du morceau ce qui sera développé dans d’autres thèmes du début du 20e siècle. Un canon tout en douceur, qui s’enflamme vers la fin, et un final au sens presque « pop » !

En retravaillant ces deux morceaux, techniquement peu difficiles par rapport aux pièces de virtuosité que je « travaille » depuis quelques mois, j’ai réussi, enfin à poser mon souffle. À être calme pendant le jeu, à trouver de la hauteur sur ce que je fais. J’ai passé presque une semaine à ne jouer que ces morceaux, avant de reprendre, hier soir, l’impromptu de Schubert et la sonate de Chopin que je travaille. Et, aussi, le final de la sonate dite Tempête de Beethoven. Et là, petit miracle humain, j’ai trouvé mon souffle dans ces morceaux. J’ai enfin réussi à ne rien précipiter, à me sentir à l’aise, à sentir et à sortir pour chaque phrase l’envolée que je voulais lui donner. Le tempo, n’est, certes, pour le moment, plus celui des grands interprètes. Il est un « chouilla » en dessous, mais les résultat, lui, est bien au dessus.

Un autre facteur a sans doute joué dans cette récupération de « sensations » : mon bilan MST d’avant hier. Je crois que la chose qui me fait vraiment peur, qui me hante, c’est de tomber malade – au point, parfois, je crois, de m’en rendre malade ! Le fait de me savoir en bonne santé, via ce bilan sanguin, m’a permis de retrouver mes ailes musicales, ces ailes que j’ai tant de mal, finalement, à trouver, sur de longues périodes. L’attente entre l’ordonnance du médecin et le bilan, soit un mois, a sans doute grignoté mon humeur, mon élan, petit à petit, jusqu’à rendre purement techniques mes interprétations. La prochaine fois, j’irai faire les tests en sortant de chez le médecin, ce sera plus efficace – et ça ne changera pas les résultats !

Retour au calme

4 novembre 2009

Hier a été une de ces journées très chargées en émotions. Comme je traîne une bonne angine depuis un peu plus d’un mois, j’avais une batterie de tests sanguins à faire. Et comme je n’y étais pas allé depuis 3 semaines que j’ai l’ordonnance, il y avait également mon bilan MST. Réveil à 7h, départ à jeun, rendez-vous au labo près du bureau à 8h20. La prise de sang se passe très bien, on me pompe six flacons. Et l’attente peut commencer. Heureusement, la jeune fille m’annonce que j’aurai les résultats pour 17h, ça me rassure un peu. Je n’aime pas ne pas savoir, attendre jusqu’au lendemain, pour apprendre s’il y a, ou pas, quelque chose de grave.

16h30, la pression monte, 17h, départ du bureau. Je demande mes résultats à la secrétaire, ils ne sont pas dans son tiroir. Elle avise une pochette, prend un air peu enthousiaste, et me dit qu’il faut qu’elle voit sa chef. Celle-ci est au téléphone, elle me demande si je peux repasser cinq minutes plus tard. Horreur, si on a besoin de la chef, c’est qu’on a quelque chose à m’expliquer, qui ne va pas. Je monte, blême, à la pharmacie située juste au dessus du labo, j’actualise ma carte vitale, je redescends au labo. La chef raccroche son téléphone, j’angoisse à l’idée de la voir s’avancer vers moi, me demander de la suivre… Finalement, elle publie mes résultats depuis son poste informatique, et la secrétaire les imprime. Elle fait bien attention à ce que je ne puisse pas lire ce qui sort, des fois que mes angoisses se taisent 2 minutes plus tôt…

Je prends l’enveloppe, la remercie, commence à monter l’escalier. Je ne suis plus visible, j’ouvre frénétiquement l’enveloppe… Le bilan MST sort en premier : Négatif pour tout, ouf… ! Puis le bilan sanguin. Tout est bien, pas de mononucléose détectable malgré la récupération totale de mon état de fatigue d’avant les congés. Seul bémol, mes allergies, rien de neuf sous le soleil, à part peut-être une piste pour mon angine. Je respire…

Je vais pouvoir aller à mon 2e rencard avec Mister Promo2009 (ainsi surnommé car il est de la promo 2009 de mon école d’ingé, moi de la promo 2003, no comment ^^ ). Je rentre chez moi, incendie une pouf qui n’avait probablement pas le permis. La pression qui retombe, c’est pas toujours simple à gérer. Une douche, je cherche quoi mettre, choix cornélien, je manque de pulls, et il me faudrait une veste pour les soirées. Finalement, jean et pull noir col V, t-shirt vert col rond, histoire d’égayer le portrait. Un passage au supermarché pour acheter de l’alcool, il voulait du Gin Bombay Saphire… 20 euros la bouteille ! Bon je prends quand même, on n’a qu’une vie.

J’arrive chez lui. Appart’ de rêve, et lui, toujours très sympa. On boit, on mange, on regarde un film avec son super projo – Hellphone, c’est con, mais qu’est ce que c’est bon. On parle, on se raconte un peu plus nos vies, il laisse un peu plus voir qui il est vraiment. Moi aussi. Contrairement à mes habitudes, je n’ « attaque » pas. Il est mignon, charmant, tout à fait mon genre, même mode de vie que le mien. Mais je ne sais pas encore, il est jeune, il n’a pas l’air de vouloir se précipiter (s’il est intéressé !). Et je me dis que le cul, c’est bon, je sais ce que c’est, j’en fais quand je veux, marre. Je repars donc avec le sourire, mais sans même un baiser volé. Je le revois à la fin de la semaine prochaine, c’est loin mais ce n’est pas grave, il ne va pas s’envoler… Un ami ou un futur petit ami, qui sait ? Qu’importe, je suis bien vivant.

Mauvaise passe

2 novembre 2009

Bon, bon, bon, un moment que je n’ai rien écrit, et pour cause, ça n’a pas été trop facile ces derniers temps. Mon angine me traque sans relâche depuis un mois. J’ai pris une semaine de repos la semaine dernière, la forme va mieux, mais le moral est fragile. Heureusement, la reprise du boulot est calme.

Côté mecs, et sans parler de ce dont je ne peux pas parler ici, il y a surtout eu une rencontre sympathique, et pour l’heure platonique. Une soirée chez un charmant garçon, un autre charmant garçon, de mon école mais de la promo de mon stagiaire, m’est présenté. Un verre chez moi quelques jours plus tard, qui aura duré quatre heures, une attirance, mais pas de sauvagerie. D’une part j’en ai un peu marre du cul trop rapide (ça me passera peut-être, mais en ce moment…), et d’autre part je teste un peu mon pouvoir de séduction « à retardement », c’est à dire en me laissant désirer. Et ça marche pas mal : une heure après le départ de mon hôte, SMS pour me demander quand on allait se revoir – j’étais resté évasif quand il m’avait proposé de passer chez lui à l’occasion.

Mais bon, quand j’ai Mister Mousse au téléphone, ça me fait toujours quelque chose. Non que j’ai envie de retourner avec lui, mais on ne tue pas si facilement des sentiments… Le pauvre est malade, pour couronner le tout, donc ça m’attendrit… craquage ^^