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Interlude musical

Jeudi 5 novembre 2009

Aujourd’hui, je vais vous parler musique. Je ne sais pas si ça intéresse vraiment mes lecteurs, quand je parle de cela, mais ça fait aussi parti de ma vie ! Et pour ceux que ça n’intéresse pas, il y a toujours l’image pieuse sur le côté du billet !

Depuis quelques semaines, et avec l’aide de ma psy, je cherche le souffle qui me manque au piano. J’ai un problème, quand je parle ou quand je joue de la musique : je respire peu profondément, l’air arrive à peine « en bas de la gorge » pour ainsi dire. J’ai donc tenté de rectifier les choses, en respirant « par le ventre », mais ça n’a pas suffi, je demeurais crispé dans mon jeu, au moment des passages les plus difficiles.

Et puis le début de la solution m’est venu en songes. Pendant ma semaine de vacances, je me suis réveillé d’une sieste avec huit notes en tête « sol do ré mi sol do mi ré »… Je m’avance vers le piano, je cherche, je creuse, j’improvise. Soudain, j’ai trouvé : il s’agit du début de Doctor Gradus Ad Parnussum issu de la suite Children’s Corner de Claude Debussy. Je cherche – frénétiquement – la partition jaune et blanche, bien fine au milieu des énormes volumes de Beethoven et de Chopin. Je la retrouve, enfin. C’est un morceau que j’avais joué il y a douze ou treize ans, et que je n’avais pas aimé joué – une demande de ma prof, qui n’en faisait pas souvent, donc j’avais accepté.

Je me lance dans le « redéchiffrage ». Non seulement ça me plaît, mais ça se passe bien, ça me paraît beaucoup plus facile que dans mes souvenirs (forcément). J’ai travaillé de nouveau ce morceau depuis une semaine, il est quasiment « prêt »… J’y ai trouvé un orgasme, sur le final. Ces « Ah… AhAhAh… AhAhAh…. Ahhh…Aaaahhhh… Aaaaaahhh » sont complètement liés au plaisir charnel et truculent que l’on ressent en terminant de jouer cette pièce.

Mais le bon Doctor Gradus n’aurait pas suffi. Je me suis replongé, en compagnie de Sedigeek, dans mes vieux volumes des « Plaisirs de la musique ». Et je suis tombé sur un morceau qui a marqué un tournant dans ma vie musicale, car il s’agit du dernier morceau que j’ai joué avant d’attaquer des pièces de virtuosité (à commencer par la Fantaisie-Impromptu de Chopin). Ce morceau, c’est la 3e Romance sans parole de Gabriel Fauré. Un thème hautement romantique, en majeur, qui devient « perturbé », on sent dès la deuxième partie du morceau ce qui sera développé dans d’autres thèmes du début du 20e siècle. Un canon tout en douceur, qui s’enflamme vers la fin, et un final au sens presque « pop » !

En retravaillant ces deux morceaux, techniquement peu difficiles par rapport aux pièces de virtuosité que je « travaille » depuis quelques mois, j’ai réussi, enfin à poser mon souffle. À être calme pendant le jeu, à trouver de la hauteur sur ce que je fais. J’ai passé presque une semaine à ne jouer que ces morceaux, avant de reprendre, hier soir, l’impromptu de Schubert et la sonate de Chopin que je travaille. Et, aussi, le final de la sonate dite Tempête de Beethoven. Et là, petit miracle humain, j’ai trouvé mon souffle dans ces morceaux. J’ai enfin réussi à ne rien précipiter, à me sentir à l’aise, à sentir et à sortir pour chaque phrase l’envolée que je voulais lui donner. Le tempo, n’est, certes, pour le moment, plus celui des grands interprètes. Il est un « chouilla » en dessous, mais les résultat, lui, est bien au dessus.

Un autre facteur a sans doute joué dans cette récupération de « sensations » : mon bilan MST d’avant hier. Je crois que la chose qui me fait vraiment peur, qui me hante, c’est de tomber malade – au point, parfois, je crois, de m’en rendre malade ! Le fait de me savoir en bonne santé, via ce bilan sanguin, m’a permis de retrouver mes ailes musicales, ces ailes que j’ai tant de mal, finalement, à trouver, sur de longues périodes. L’attente entre l’ordonnance du médecin et le bilan, soit un mois, a sans doute grignoté mon humeur, mon élan, petit à petit, jusqu’à rendre purement techniques mes interprétations. La prochaine fois, j’irai faire les tests en sortant de chez le médecin, ce sera plus efficace – et ça ne changera pas les résultats !

Retour au calme

Mercredi 4 novembre 2009

Hier a été une de ces journées très chargées en émotions. Comme je traîne une bonne angine depuis un peu plus d’un mois, j’avais une batterie de tests sanguins à faire. Et comme je n’y étais pas allé depuis 3 semaines que j’ai l’ordonnance, il y avait également mon bilan MST. Réveil à 7h, départ à jeun, rendez-vous au labo près du bureau à 8h20. La prise de sang se passe très bien, on me pompe six flacons. Et l’attente peut commencer. Heureusement, la jeune fille m’annonce que j’aurai les résultats pour 17h, ça me rassure un peu. Je n’aime pas ne pas savoir, attendre jusqu’au lendemain, pour apprendre s’il y a, ou pas, quelque chose de grave.

16h30, la pression monte, 17h, départ du bureau. Je demande mes résultats à la secrétaire, ils ne sont pas dans son tiroir. Elle avise une pochette, prend un air peu enthousiaste, et me dit qu’il faut qu’elle voit sa chef. Celle-ci est au téléphone, elle me demande si je peux repasser cinq minutes plus tard. Horreur, si on a besoin de la chef, c’est qu’on a quelque chose à m’expliquer, qui ne va pas. Je monte, blême, à la pharmacie située juste au dessus du labo, j’actualise ma carte vitale, je redescends au labo. La chef raccroche son téléphone, j’angoisse à l’idée de la voir s’avancer vers moi, me demander de la suivre… Finalement, elle publie mes résultats depuis son poste informatique, et la secrétaire les imprime. Elle fait bien attention à ce que je ne puisse pas lire ce qui sort, des fois que mes angoisses se taisent 2 minutes plus tôt…

Je prends l’enveloppe, la remercie, commence à monter l’escalier. Je ne suis plus visible, j’ouvre frénétiquement l’enveloppe… Le bilan MST sort en premier : Négatif pour tout, ouf… ! Puis le bilan sanguin. Tout est bien, pas de mononucléose détectable malgré la récupération totale de mon état de fatigue d’avant les congés. Seul bémol, mes allergies, rien de neuf sous le soleil, à part peut-être une piste pour mon angine. Je respire…

Je vais pouvoir aller à mon 2e rencard avec Mister Promo2009 (ainsi surnommé car il est de la promo 2009 de mon école d’ingé, moi de la promo 2003, no comment ^^ ). Je rentre chez moi, incendie une pouf qui n’avait probablement pas le permis. La pression qui retombe, c’est pas toujours simple à gérer. Une douche, je cherche quoi mettre, choix cornélien, je manque de pulls, et il me faudrait une veste pour les soirées. Finalement, jean et pull noir col V, t-shirt vert col rond, histoire d’égayer le portrait. Un passage au supermarché pour acheter de l’alcool, il voulait du Gin Bombay Saphire… 20 euros la bouteille ! Bon je prends quand même, on n’a qu’une vie.

J’arrive chez lui. Appart’ de rêve, et lui, toujours très sympa. On boit, on mange, on regarde un film avec son super projo – Hellphone, c’est con, mais qu’est ce que c’est bon. On parle, on se raconte un peu plus nos vies, il laisse un peu plus voir qui il est vraiment. Moi aussi. Contrairement à mes habitudes, je n’ « attaque » pas. Il est mignon, charmant, tout à fait mon genre, même mode de vie que le mien. Mais je ne sais pas encore, il est jeune, il n’a pas l’air de vouloir se précipiter (s’il est intéressé !). Et je me dis que le cul, c’est bon, je sais ce que c’est, j’en fais quand je veux, marre. Je repars donc avec le sourire, mais sans même un baiser volé. Je le revois à la fin de la semaine prochaine, c’est loin mais ce n’est pas grave, il ne va pas s’envoler… Un ami ou un futur petit ami, qui sait ? Qu’importe, je suis bien vivant.

Mauvaise passe

Lundi 2 novembre 2009

Bon, bon, bon, un moment que je n’ai rien écrit, et pour cause, ça n’a pas été trop facile ces derniers temps. Mon angine me traque sans relâche depuis un mois. J’ai pris une semaine de repos la semaine dernière, la forme va mieux, mais le moral est fragile. Heureusement, la reprise du boulot est calme.

Côté mecs, et sans parler de ce dont je ne peux pas parler ici, il y a surtout eu une rencontre sympathique, et pour l’heure platonique. Une soirée chez un charmant garçon, un autre charmant garçon, de mon école mais de la promo de mon stagiaire, m’est présenté. Un verre chez moi quelques jours plus tard, qui aura duré quatre heures, une attirance, mais pas de sauvagerie. D’une part j’en ai un peu marre du cul trop rapide (ça me passera peut-être, mais en ce moment…), et d’autre part je teste un peu mon pouvoir de séduction « à retardement », c’est à dire en me laissant désirer. Et ça marche pas mal : une heure après le départ de mon hôte, SMS pour me demander quand on allait se revoir – j’étais resté évasif quand il m’avait proposé de passer chez lui à l’occasion.

Mais bon, quand j’ai Mister Mousse au téléphone, ça me fait toujours quelque chose. Non que j’ai envie de retourner avec lui, mais on ne tue pas si facilement des sentiments… Le pauvre est malade, pour couronner le tout, donc ça m’attendrit… craquage ^^