La très jolie Katherine Heigl quitte le costume de chirurgien qu’elle occupe dans Grey’s Anatomy pour celui de talentueuse productrice de télévision psychorigide, et cherchant désespérément un grand amour de romans de gare. Arrive Gérard Butler, dans le rôle de l’hétéro sans scrupule qui gagne sa vie en disant quelques cinglantes vérités sur les rapports homme/femme à la télé, qui prend place, bien malgré elle, parmi les présentateurs de l’équipe de Heigl.
La première heure du film est tout à fait jouissive. Heigl est rayonnante dans le rôle de la psychorigide limite tarée qui foire monumentalement ses rencards, et Butler, impoli à souhait, fait passer le message qu’un mec, ça se trouve pas en rappelant cinq fois par jour. Il guide Heigl dans sa quête du grand amour, en l’aidant, grâce à des moyens « discutables », à conquérir son beau médecin de voisin – « Oh my god, you’re a doctor? Wooow » en private joke. La salle rit aux éclats et tout se passe bien, avant que ne soit abordée la conclusion de cette jolie petite comédie…
Hélas, le cinéma américain reste le cinéma américain, et la chute est totalement prévisible. La dernière demi-heure est donc un peu longue, et n’apporte pas grand chose au film. Pire, elle insinue, après une heure de « la grand amour, oubliez, c’est juste pour les petites filles » que « mais si, mais si, ça existe… ou presque ». À quand une comédie romantique où l’héroïne finit seule comme une cruche, sur un bon gag sorti de nulle part ?
Jeudi dernier, Mister Mousse et moi sommes allés voir La copine de mon meilleur ami au ciné. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais bon, c’était l’occasion de passer un moment au calme ensemble.

