Une amie que je n’ai pas revu depuis des années, quand elle voyait deux personnes en couple se faire des mamours devant elle, disait toujours : « la vue de votre bonheur m’emmerde ». Elle avait 30 ans passés, et je dois avouer qu’à l’approche de mes 30 28 30 ans, j’ai un tout petit peu cette réaction.
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La vue de votre bonheur m’emmerde
Jeudi 14 janvier 2010Le ciné, c’est moins risqué
Vendredi 20 novembre 2009
Comme je l’expliquais dans mon dernier billet, je suis en mode « un peu beaucoup inquiet sur les risques liés au sexe » donc grosso modo abstinent modulo une personne avec qui je me protège bien tout en connaissant son statut sérologique (entre autres) négatif. Abondance de prudence ne saurait nuire – même si ça ne saurait pas non plus protéger de tout.
Du coup, c’est ciné à fond, avec le ciné club essentiellement (pour ceux qui n’ont pas suivi, il s’agit, pour le moment, de @Sedigeek et de Mister Mousse). On profite de mes billets de ciné à 4 euros via mon C.E., et de mon home cinema depuis cette semaine – on a vu tous les films qu’on voulait voir au ciné, il fallait donc trouver une alternative ! Ainsi, j’ai enfin vu Hairspray mercredi soir avec @Sedigeek, salon plongé dans le noir, Dolby Digital qui pétait bien, léger filet de baves à la vue de Zac Efron, que du bon ! On a adoré. Dimanche, on se retrouvera tous les trois pour voir un grand classique, West Side Story. Entre temps, j’ai failli quitter la salle de ciné en plein milieu du film hier soir : Mister Mousse et moi sommes allés voir Trésor, en craignant le pire; et bien c’était encore bien bien pire que tout ce qui avait écrit avec pudeur dans les magazines. On n’entend même pas bien le chien péter, ce qui était sans doute la seule chose un peu drôle de cette comédie (sic). Ce soir 2012 avec Mister Promo2009, là aussi je crains le pire – mais peut-être pas exactement pour les mêmes raisons…
Bon, ceci dit, il y a quelque chose d’autre que le ciné que j’aime bien et qui n’est pas risqué : le flirt. Alors ce soir, je vais peut-être sortir au Club 18 ou au Tango. Et si un joli garçon envisageait de flirter avec moi, je ne dirais pas non. Mais pour ça, il faudra que je fasse comme le très charmant jeune homme qui illustre ce post : que je me rase – ça pique !!!
Fêtes et absence de débauche
Lundi 16 novembre 2009
Une semaine avec trois jours de repos, c’est toujours une semaine agitée. Celle qui vient de s’écouler n’a pas dérogé à la règle. Mardi soir, Jusquici me textote, soirée chez un ami à lui, allez hop ! Une des choses que j’aime avec les gens qui habitent dans le 16e, c’est qu’en 15 minutes en partant de chez moi, je suis garé devant chez eux. Du coup, encore meilleure soirée, même si elle aurait été très bonne sans cela. On était un petit groupe de gays, et on a passé une bonne partie de la soirée à mater un top bogosse, présumé gay, et à chercher à savoir s’il était maqué – hélas, il avait déjà un copain.
Mardi, le ciné club – il faut l’appeler ainsi, puisqu’on (c’est-à-dire Mister Mousse, Sedigeek et moi-même) va presque toujours au ciné ensemble désormais – est allé voir L’Imaginarium du Docteur Parnassus, qui était pas mal, mais qui aurait pu être un peu moins « fouilli ». Mister Mousse a gentiment proposé de faire le traiteur pour la petite fête que j’organisais le vendredi suivant, et @Sedigeek a gentiment tué une grosse araignée qui rodait chez moi. Les amis, c’est bien !
Vendredi soir, petite soirée entre amis gays – pas faute d’avoir invité quelques hétéros, mais ils ont dû prendre peur, aucun n’est venu ! J’ai pu jouer un peu de piano, et, exploit parmi les exploits, parvenir à me centrer malgré la présence d’un public composé de plus d’une personne. Au programme, la 3e Romance sans parole de Fauré, le Doctor Gradus Ad Parnassum (décidément) de Debussy, le 4e prélude de Chopin, la valse minute du même (une « commande » de Fahrenheit, passée lundi dernier, stresssss !) et le final de la sonate n° 17 dite « Tempête » de Beethoven. Et même cette dernière œuvre n’a pas posé de problème, j’ai pu y faire de belles choses, grand youpi ! (Souvenir d’un prof de maths de prépa qui s’exclamait « Youpi ! » et l’écrivait au tableau, là où les autres écrivaient sobrement « C.Q.F.D. » – il était gay.)
Samedi, nouveau ciné club, cette fois-ci pour voir Clones. De la S.F. bien classique, c’était sympa mais sans grande surprise. Cela dit, une société de beautiful people, c’est un peu tentant
Samedi soir, rencard avec un pote de Jusquici, une grosse cata : rien en commun, mais rien de rien, et en plus il avait un sens aigu de la polémique, alors qu’en premier rencard, je suis plutôt consensuel – j’ai dû en trouver, des consensus, pour m’en sortir vivant !!! Grosse loose en somme, d’autant que la drague de Mister Promo2009 n’a pas trop avancé : soit il ne capte rien, soit il n’est pas intéressé, grand mystère !
Dimanche, pas de ciné, mais crumble maison (thanks to sedigeek) et réparage (raté) de PC avec le ciné club, à la maison.
Bilan : beaucoup de fêtes, beaucoup de sorties, beaucoup d’amis adorables, mais niveau cœur, c’est pas encore ça ! (L’horoscope, ça marche mieux quand on le fait après les événements !)
Inglorious Basterds
Vendredi 4 septembre 2009
Comment parler du dernier Tarantino sans entrer dans une quelconque polémique stérile sur les mérites et démérites du film par rapport aux autres films du réalisateur ? Simplement en ne cherchant pas à le comparer à ces films ! Mais est-ce faisable ? Personnellement, je me contenterai de dire que je l’ai préféré à Kill Bill, mais ça tient surtout de l’époque, et ça, c’est personnel – j’arrête donc ici les comparaisons.
Le film parle des destins d’une jeune fille juive qui échappe de justesse à un massacre par les SS, et d’un commando de juifs américains arrivés en Europe avant le débarquement pour faire régner la terreur au sein des troupes allemandes. Leurs destins se croisent quand un événement mondain est annoncé, qui pourrait bien faire basculer le conflit…
2h30 de bande, et, de mon point de vue comme de celui de Mister Mousse, pas un instant d’ennui. Même les scènes de longs dialogues tiennent parfaitement en haleine – on ne sait jamais comment ces imbroglios qui se succèdent vont bien pouvoir se terminer. Le film est découpé en chapitres, chacun d’entre eux présentant une scène clé de l’histoire, comme un mini-film dans le film, avec une introduction, un point d’orgue et une conclusion.
Bard Pitt, le chef du commando américain, est le parfait yankee beauf, sûr de la suprématie américaine, et à l’instruction décadente : il propose une critique très sympathique de l’américain moyen. Mais à mon sens, ce n’est pas lui qui tient le rôle principal dans ce film. C’est la très jolie Mélanie Laurent, dans le rôle de Shosanna, la jeune réscapée juive, qui réussit une jolie prouesse tout en nuances. Jouant en français dans la version originale, elle est impeccable dans son rôle : regards, attitudes, diction… Tout est interprété avec minutie, et le résultat est tout aussi resplendissant que l’actrice elle même.
Qu’on aime ou pas le film, il faut l’avoir vu. Ceux qui aimeront vont trouver la fin du film très jubilatoire !
The Ugly Truth
Jeudi 3 septembre 2009
La très jolie Katherine Heigl quitte le costume de chirurgien qu’elle occupe dans Grey’s Anatomy pour celui de talentueuse productrice de télévision psychorigide, et cherchant désespérément un grand amour de romans de gare. Arrive Gérard Butler, dans le rôle de l’hétéro sans scrupule qui gagne sa vie en disant quelques cinglantes vérités sur les rapports homme/femme à la télé, qui prend place, bien malgré elle, parmi les présentateurs de l’équipe de Heigl.
La première heure du film est tout à fait jouissive. Heigl est rayonnante dans le rôle de la psychorigide limite tarée qui foire monumentalement ses rencards, et Butler, impoli à souhait, fait passer le message qu’un mec, ça se trouve pas en rappelant cinq fois par jour. Il guide Heigl dans sa quête du grand amour, en l’aidant, grâce à des moyens « discutables », à conquérir son beau médecin de voisin – « Oh my god, you’re a doctor? Wooow » en private joke. La salle rit aux éclats et tout se passe bien, avant que ne soit abordée la conclusion de cette jolie petite comédie…
Hélas, le cinéma américain reste le cinéma américain, et la chute est totalement prévisible. La dernière demi-heure est donc un peu longue, et n’apporte pas grand chose au film. Pire, elle insinue, après une heure de « la grand amour, oubliez, c’est juste pour les petites filles » que « mais si, mais si, ça existe… ou presque ». À quand une comédie romantique où l’héroïne finit seule comme une cruche, sur un bon gag sorti de nulle part ?
Pour l’égalité des sexes, tu paieras l’addition
Dimanche 23 août 2009
Jeudi dernier, Mister Mousse et moi sommes allés voir La copine de mon meilleur ami au ciné. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais bon, c’était l’occasion de passer un moment au calme ensemble.
Alors bien sûr, si vous allez au ciné uniquement pour voir des chefs-d’œuvre, n’y allez pas. Mais si vous voulez juste rigoler pendant une heure et demi, pas de problème ! Le film raconte l’histoire de Tank, un mec qui gagne sa vie en rendant service à des mecs qui viennent de se faire plaquer et veulent reconquérir leur copine : il les drague, les emmène dîner, et leur fait vivre le pire rencard de leur vie (cf. le titre du post, pour exemple)… Après cela, elles reviennent en pleurant vers l’ex-copain qui « n’était pas si mal, comparé au dernier rencard ». Jusqu’au jour où Tank accepte de rendre ce genre de service à son meilleur ami…
Très franchement, rien que pour savoir comment maltraiter un mec qui vous gonfle, qui vous colle alors que vous n’êtes pas « super intéressés », ça vaut le coup. C’est le meilleur guide de rupture possible ! J’en suis ressorti en me disant « si j’avais pu être aussi détestable certains soirs, ça m’aurait bien rendu service ! ». C’est donc très drôle, pas dans la finesse mais pas non plus dans une lourdeur fatale façon « Scary Scream Movie 4″… C’est un peu romantique pour plaire au public ‘ricain, mais bon, on arrive à en faire abstraction. Et surtout, c’est court, et il n’y a pas de temps mort, ce qui est de plus en plus rare dans le genre comédie romantique.
Dans le même genre, on doit aller voir L’abominable vérité la semaine prochaine. Keep you posted !
Mode gonflé…
Vendredi 21 août 2009
Pfiou, bientôt une semaine que j’ai repris, et j’ai envie de repartir en vacances. C’est pas tant le boulot en soi, qui se passe tranquille, c’est le rythme à reprendre : se lever à heure fixe le matin, faire les courses, ranger la maison, passer moins de 40 minutes à la salle de bain avant de partir… C’est qu’en un mois, je m’étais habitué au confort des hôtels, au nettoyage quotidien inclus, aux longues séances de soin dans la salle de bain, à la plage…
Du coup, j’angoisse un peu. Ma libido est retombée bien en dessous du niveau de la mer, ce qui fait que j’ai peur de décevoir Mister Mousse… ce qui me fait angoisser encore beaucoup plus. Au point qu’hier, on s’est pris la tête pendant le sexe sur le sexe ! Ambiance… Enfin bon, au bout de 5 mois, ça va on arrive à gérer ça à peu près.
Donc depuis quelques jours, je ne supporte bien que les calins (les vrais, ceux qui ne dérapent pas) et les sorties. Hier soir, on est allé voir La copine de mon meilleur ami. Je ne suis pas trop branché comédies romantiques d’habitude, mais là, je dois avouer que ça marche bien ! On a beaucoup ri, et surtout il n’y a pas eu de temps mort pendant le film, ce qui est rare dans le genre. C’était plus subtil que Neuilly-sa-mère, le film qu’on a vu la semaine dernière, encore que j’avais été agréablement surpris. Le surf sur les clichés est clairement volontaire, et le film prend soin de les démonter habilement – et dans les deux sens : les cités ne sont pas toujours l’enfer, et Neuilly n’est pas si terrible pour un gamin des cités. Prochaines étapes : Numéro 9 et Inglorious Basterds.
En attendant, la perspective d’un week-end de rangement et de nettoyage à la maison : ça fait un mois que j’ai fait le service minimum sur ce plan. Mister Mousse étant en province, j’ai le champs libre pour transformer mon petit nid douillet en… champs de bataille
Week-end ciné – Coraline et Ice Age 3
Mercredi 8 juillet 2009
Le ciné ce week-end n’a pas été uniquement l’occasion d’assouvir un obscur fantasme avec Mister Mousse. J’y ai vu deux films – un avec mister Mousse, l’autre tout seul vendredi soir.
Coraline d’abord, le film à deux. L’histoire d’une petite fille qui se sent délaissée par ses parents, découvre une porte magique dans leur nouvelle maison, et se retrouve dans un monde parallèle ou tout est pareil, mais en mieux. Ah oui, et où les gens ont des boutons à la place des yeux.
Je ne dirai pas que ce n’était pas bien, mais j’attendais mieux. C’est comme si tous les éléments étaient là pour faire un bon film dans le style « Monsieur Jack » mais sans la glue pour lier tout ça. Peut-être l’ambiance du monde réel qui est presque aussi loufoque que le monde parallèle. Ou le démarrage un peu lent – ça accélère vers le milieu. En fait quand on ressort, on se dit que c’était charmant, mais à bien y réfléchir, on se dit qu’on pourrait tronquer la première demi-heure, et rendre les allers et venues entre monde réel et monde parallèle un peu plus dynamiques. Mais c’est avant tout un conte, et il fallait sans doute qu’il respecte certaines règles. À voir pour les fans de « Monsieur Jack » ou de « Corpse Bride ».
Vendredi soir, plutôt que d’aller en boîte – j’imaginais que ça se ferait samedi, et finalement pas – je suis aller voir Ice Age 3. On prend les mêmes, et on recommence : la bande de joyeux couillons préhistoriques va se retrouver dans un univers souterrain où ont survécus les dinosaures, qui, autant le dire, sont autrement plus impressionnants que des mammouths ! Et pendant ce temps, l’écureuil Scrat va tomber amoureux d’une connasse volante qui veut lui piquer sa noisette – en 2009 on appelle ça une castratrice
Pas la peine d’en faire des tonnes : ça marche toujours, c’est très drôle, et ce n’est pas parce que c’est le 3e qu’on se lasse. Le scénario est suffisamment travaillé pour passer comme une lettre chez FedEx (parce que bon, la poste, hein…), et l’humour est omniprésent. On rigole, et c’est bien comme ça !
La prochaine fois j’essayerai d’aller voir des films pour adultes !
Ils y sont arrivés
Lundi 6 juillet 2009
Je suis toujours dans les starting blocks pour critiquer une initiative gouvernementale idiote, mais là je dois avouer avoir été agréablement surpris. Un concours Jeune et homo sous le regard des autres a permis la réalisation de 5 court-métrages de très bonne qualité. Dans l’ensemble assez frais, assez léger – malgré un sujet lourd.
J’ai particulièrement aimé celui intitulé Colo (souvenirs, souvenirs…) et celui mettant en scène un super héros gay, version soft de Rage, le héros de BD dans Queer as Folk, lui même inspiré du personnage de Brian. J’ai eu un peu peur avec Omar, craignant les clichés sur les cités. Et en fait pas du tout, c’est très mignon dans un registre semi-tragique. Par contre je me suis un peu endormi sur le plan fixe de la fille qui raconte son histoire pendant 10 minutes…
Ces court-métrages contre l’homophobie sont visibles sur le site de Canal+. On notera au passage que les acteurs choisis dans tous ces court-métrages sont quand même très très choupinous dans l’ensemble ! Raison de plus (ou raison tout court) pour aller les voir – commencer par Colo dans ce cas-là, ou Basket et maths, c’est des festivals de choupinous !!!

