Archive pour la catégorie ‘Réflexions’

Loup solitaire

Lundi 17 mai 2010

Et voilà, depuis quelques semaines, j’ai repris mes habits de loup solitaire. Une pause dans le rythme éfreiné des sorties, des rencontres (le plus souvent platoniques), des restos, des boîtes des concerts… Sans devenir autiste pour autant, les amis proches sont toujours proches, mais les moins proches… je les verrai un peu plus tard, no harm intended.

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Pourquoi ? Pourquoi pas !

Vendredi 9 avril 2010

Depuis une semaine, j’ai vu pas mal d’amis twitteurs, et beaucoup m’ont fait remarqué que je twittais peu, que je ne bloguais quasiment plus… Et, à dire vrai, ils ont parfaitement raison ! Mais, pourquoi ?

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Carbone 14

Mardi 16 février 2010

Je suis encore tout retourné de ma soirée d’hier – sans vilain jeu de mot. C’est toujours la même chose quand je fais le tri chez moi : je retrouve des choses complètement refoulées, je m’en veux de les avoir refoulées, et , au final, je finis avec les larmes aux yeux.

Il y a quelques mois j’avais trié mes cartons non déballés lors de mon emménagement, en 2004, et j’avais retrouvé pas mal de choses, datant pour l’essentiel de ces 10 dernières années. Hier, je suis remonté beaucoup plus loin dans le passé : j’ai trié mes VHS !

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Le mec idéal

Lundi 18 janvier 2010

Le mec idéal, ce n’est pas celui sur la photo. Le mec idéal, il est grand, il est blond, il a les yeux bleus, une gueule d’ange : un vrai cliché jusqu’ici. Il a quelques poils sur le torse et le ventre, pas trop, mais pas imberbe – on s’éloigne un peu des canons habituels. Il a 30 ans, mais contrairement à tant d’autres, il n’a pas le visage marqué par 10 ans de fêtes alcoolisées, droguées et enfumées. (Lire la suite…)

La vue de votre bonheur m’emmerde

Jeudi 14 janvier 2010

Une amie que je n’ai pas revu depuis des années, quand elle voyait deux personnes en couple se faire des mamours devant elle, disait toujours : « la vue de votre bonheur m’emmerde ». Elle avait 30 ans passés, et je dois avouer qu’à l’approche de mes 30 28 30 ans, j’ai un tout petit peu cette réaction.

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Le creux de la vague

Lundi 11 janvier 2010

Après l’excitation des fêtes, et notamment du réveillon du nouvel an que j’organisais pour la troisième année consécutive, qui s’est très bien passé, ce week-end a été beaucoup plus calme. Beaucoup trop calme ?

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La fascinante actualité

Jeudi 17 septembre 2009

Les articles pleuvent sur la grippe, les couloirs de toutes les entreprises puent les solutions hydro-alcooliques… J’ai appris il y a quelques jours, en lisant un coin de journal, qu’on était le seul pays d’Europe où on nous bassine autant avec ce sujet. « Horreur 40% des morts de la grippe A ne sont pas des personnes à risque » – on oublie souvent de préciser que ce taux monte à 50% dans le cas de la grippe saisonnière. Nos compatriotes auraient-ils à ce point une fascination pour les sujets artificiellement morbides, ou pousse-t-on les journalistes à aborder ces sujets pour détourner l’attention de l’opinion. À mon sens, la vérité est ailleurs : nous avons simplement des médias excessivement médiocres, qui ont besoin de ce genre de sujet pour combler le vide croissant de leurs feuilles de choux.

Mais la grippe n’a pas l’exclusivité des sujets à la mode. Toujours dans la morbidité, les décès successifs de Michael J., Patrick Swayze et le mec des te-bé trois nous sont imposés comme des sujets prioritaires. Le pauvre Sim n’aura eu droit qu’à peu d’éloges, lui qui a eu le mauvais goût, semble-t-il, de ne pas disparaître prématurément. On voit les cagoles entrer en rute à l’idée que l’ex boy-bandeux ait pu être gay : faut-il être farfelu pour s’imaginer qu’un beau mec de 35 ans non marié, et découvert mort dans sa chambre le matin même de son décès par un « ami avec qui il partageait son appartement » puisse être de la jaquette ?

Ce matin, nouveau sujet à faire mouiller ceux des journalistes qui ont sans doute un peu trop sucé de bites pour obtenir leur poste (ils sortent de science po, donc si ce ne sont pas des filles, ils sont gays !) : le nouveau site de la bravitude-dominatrix Ségo ! C’est vrai que c’est très moche, que ça rappelle les sites que je faisais, étant ado, il y a 10 ans, que ça vaut 150 euros à tout casser et pas les 40.000 qu’elle a payé à son amant du moment (sic), mais de là à faire la une de la presse en ligne… « Ouhlala n’allons surtout pas faire une analyse fine sur les tenants et les aboutissants de la taxe carbone, ça risquerait de nous fouler le poignet, et on pourrait en avoir besoin pour notre prochaine promotion ». Et les quelques journalistes consciencieux qui le feraient, de voir leurs travaux reléguer en page 12 du quotidien, là où nos amis germaniques placent… la grippe A !

Il est conseillé aux amateurs de premier degré de ne pas commenter, ce degré n’étant pas représenté dans cet article !!!

Trop de calme après la tempête

Mercredi 9 septembre 2009

Non, je ne veux pas parler de la tempête de ce week-end avec Mister Mousse, qui, certes, s’est bien calmée depuis, avec force calins, flirts et autres parties de jambe en l’air.

Mes vacances barcelonaises, sans être extrêmement agitées – en comparaison avec ce que certaines connaissances ont pu vivre là-bas – mais elles n’ont pas non plus été spécialement calmes. Depuis que je sors avec Mister Mousse – ça fera six mois ce dimanche – je n’avais jamais vu défiler autant de mecs en si peu de temps (une dizaine en deux semaines). En rentrant de vacances, je n’avais plus vraiment envie de voir ailleurs. J’ai donc fait beaucoup de choses non-galipettesques, et me suis focalisé sur mon chéri (et quand je dis sur… (sic)).

Seulement voilà, on ne marche pas comme ça ! Les vacances aidant, on se voyait cinq fois par semaine, et ça, même avec le plus chou des chéris, je ne peux pas, j’ai besoin de plus d’espace vital. Et je pense que mon attachement exclusif de cette période a mis Mister Mousse un peu mal à l’aise – il y a vu le signe d’un malaise chez moi, s’est senti obligé de m’aider à « aller mieux » alors que tout allait globalement bien.

Le clash de vendredi « aidant », mes envies de batifolages semblent faire leur retour. Et leur présence me fait bien sentir à quel point le trop plein de calme depuis un mois et demi n’était pas une bonne idée. Je me suis renfermé sur moi – la drague est chez moi le principal moyen d’extraversion – et j’en suis devenu un peu aigri, ce qui n’a pas aidé mes rapports avec Mister Mousse. Je pense qu’il va donc être temps de mettre fin à ce calme et de faire se « lever le vent », if you see what I mean ;-)

Tombez les masques

Dimanche 30 août 2009

Cette semaine aura été bien agitée finalement. Jeudi, coup de téléphone de mon père m’apprenant le décès d’une personne très proche de ma famille, du coup, vendredi après-midi, RTT et déjà-vu : même fin, même église, même assistante du curé, même cérémonie, même cimetière… que ma grand-mère il y a deux ans, ça remue… :-(

Vendredi soir, j’ai fait mon sociable : Mister Mousse, Tomdom, Charles et moi, dîner au Kofi du marais, un verre au Tropic et Club 18. Je ne sais pas dans quelle mesure l’enterrement de l’après-midi a joué, mais il n’était certainement pas seul responsable de mon malaise : je ne me sentais plus du tout dans mon élément avec tous ces mecs – souvent mignons d’ailleurs – qui passent et repassent devant toi en donnant  l’impression qu’ils n’ont rien dans le crane. Attention, je ne dis pas qu’ils n’ont rien dans le crane, ou que j’ai envie de conchier le quartier comme le font certains que j’ai souvent critiqué ici ; mais depuis mon retour d’Espagne, et depuis ces deux mariages où j’ai eu l’occasion de retrouver tant de personnes – hétérosexuelles en l’occurrence, mais qu’importe – dont je me sens plus proche, non pas que mes potes gays, mais que toute cette population gay parisienne, depuis la fin de mes vacances donc, je ne me sens plus dans mon élément à parader dans le centre de Paris.

Je suis ingénieur, docteur, né dans le 16e, j’ai reçu une éducation assez bourgeoise. Longtemps j’ai cru que ma sexualité m’avait apporté d’autres valeurs, plus sociales, plus humanistes. Mais en revoyant tous ces amis ingénieurs, ayant peu ou prou reçu la même éducation que la mienne, et hétéros,  je me suis rendu compte que toute une frange de mon milieu d’origine partage les mêmes valeurs que moi. Je l’avais déjà remarqué à la dernière gay pride, où j’étais d’enterrement de vie de célibataire : non seulement certains amis sont venus avec moi voir une partie du défilé, mais le discours qu’ils tenaient n’était pas celui de curieux venus regarder le show : leurs idéaux étaient les mêmes que les miens sur ces questions de société.

Sans renier les atouts de la mixité sociale – et je pense pouvoir dire que mon couple avec Mister Mousse représente un bel exemple de mixité sociale – il faut avouer que je suis autrement plus à l’aise au milieu des amis de mes amis ingés qu’au milieu des amis de mes amis gays ! En rentrant de vacances, j’ai emmené Mister Mousse dans deux restos : un avenue de Villiers, l’autre porte de Saint-Cloud. Honnêtement, je trouvais ça plus naturel que le Kofi du marais. C’est comme si je mettais un masque pour aller à Tataland, répondant à une forme de pression sociale, alors que je pouvais être complètement moi-même dans ces quartiers de l’ouest parisien où j’ai grandi.

En écrivant ces lignes, je repense à ce que j’ai appris en psycho : quand il y a un malaise, cherchez en vous, aucune circonstance anodine ne peut seule induire un malaise. Et la solution, je pense, est dans la dernière phrase du paragraphe ci-dessus : « mettre un masque pour répondre à une pression sociale ». Je pense être arrivé à un point dans ma vie, où il est temps de tomber les masques. (À suivre !)

Le blues, c’est comme la pluie…

Mardi 25 août 2009

Le blues, c’est comme la pluie : après, il y a le beau temps ! Peut-être le fait de m’être lâché ici hier, mais depuis hier soir, ça va nettement mieux !

Il faut dire que ça ne chôme pas : boulot, iPhone, piano, repassage, télé, lecture, je n’ai même plus le temps de profiter de l’excellent Wii Sports Resort que je me suis offert il y a quinze jours – et sur lequel on s’éclate avec Mister Mousse !

Comme souvent en cette période, l’envie de tout changer est bien présente : j’ai revu mes méthodes de travail au piano – la rentrée de l’an passé avait eu un effet catastrophique sur ma façon de procéder, allez savoir pourquoi… ; j’organise mieux mes dev’ sur l’iPhone afin de donner une touche plus pro à mes appz; je me force à prendre le temps de lire – j’adore ça mais je ne prends jamais le temps d’habitude – en plus ça m’aide à dormir, donc c’est formidable; je cherche de nouveaux chemins plus agréables pour revenir du boulot… J’en oublie sûrement !

C’est un peu idiot ce système de remise à zéro une à deux fois par an : il faudrait parvenir à remettre en cause nos erreurs au fur et à mesure ! C’est couillon de décréter qu’on a du recul sur tout en même temps ! Mais bon, je me vois mal mettre un rappel dans mon agenda tous les mois ou tous les deux mois pour me dire « oublie pas de faire le point ». Condamné à faire les mêmes couilloneries que tout le monde, finalement !