Le mec idéal, ce n’est pas celui sur la photo. Le mec idéal, il est grand, il est blond, il a les yeux bleus, une gueule d’ange : un vrai cliché jusqu’ici. Il a quelques poils sur le torse et le ventre, pas trop, mais pas imberbe – on s’éloigne un peu des canons habituels. Il a 30 ans, mais contrairement à tant d’autres, il n’a pas le visage marqué par 10 ans de fêtes alcoolisées, droguées et enfumées.
Le mec idéal, il a un bon boulot pas trop envahissant. Comme ça, on peut sortir comme on veut, mais aussi quand on veut. Il n’habite pas trop loin, pour ne pas transformer nos rendez-vous en chemin de croix. Il a des potes, des gens avec qui c’est tout simple, qui ne s’encombrent pas de dîners formels prévus 3 mois à l’avance à tout bout de champs, mais avec qui on peut passer du temps à glander, et qui se mélangent. Il sait être contemplatif devant de l’art, sans vouloir à tout prix que je sois de son avis, ou même que j’aie un avis sur quelque chose qui l’intéresse, qu’il aime.
Le mec idéal, il n’a pas besoin de validation sociale à tout bout de champs. Il sort un peu, mais n’est pas déchiré à longueur d’année. Il sait prendre le temps de vivre sans devenir pantouflard. Il est gentil mais joueur, il m’aime, mais ne m’étouffe pas. Mieux, il me met à l’aise pour que je ne l’étouffe pas non plus.
Ah, le mec idéal, quelle merveille ! Seulement voilà, il se cache bien. Alors si je trouvais simplement un mec avec qui je me sente bien, je serais déjà très content ! Et pour le coup, le mec en photo ci-dessus ferait (peut-être) très bien l’affaire


Twitter: omegate
dit :
Le mec en photo, il est pas blond :p
Twitter: drtidus
dit :
Oui, c’est pour ça que je commence en disant que c’est pas lui le mec idéal !!!
Je trouve ça toujours intéressant ce genre de portrait. Chacun se fait une image différente du partenaire idéal, en se basant souvent sur des expériences passées, forcément malheureuses puisque la « recherche » de l’idéal est toujours d’actualité. Parfois, on se rend compte que l’idéal qu’on recherche n’est pas exactement ce que l’on croit : on pense désirer quelque chose mais on se rend compte « sur le tas » que cela ne nous convient.
Il y a un exercice qui serait à mon avis fascinant à faire, c’est de dresser ce portrait à 15 ans, 20 ans, 25 ans, 30 ans, etc., et voir ainsi comment notre perception et nos désirs évoluent au fil du temps, au gré des expériences.
Twitter: drtidus
dit :
Alors pour 15, 20 et 25, pour moi, c’est déjà trop tard. Celui-ci c’est le 30 avec 2 petits mois d’avance, et je ne suis pas pressé de dresser celui à 35 ans
tu l’as peut être laissé filer car il ressemble étrangement à quelqu’un que je connais