Chéri or not chéri?

Telle est la question du moment. Ça va bientôt faire deux mois que c’est terminé avec Mister Mousse. Presque autant que je n’ai pas fait de plan cul, même s’il y a bien eu quelques amants plus ou moins réguliers, mais c’est un autre registre que le simple plan. Presque autant, aussi, que je n’ai pas dragué ouvertement un mec, même en boîte.

Dans quatre mois tout pile, j’aurai 30 ans. Jusqu’à maintenant, ça m’avait paru loin, mais maintenant que ça approche… Je me demande quel cataclysme ça annonce ! Je n’ai pas de chéri, ça fait 10 ans que j’en ai, j’en ai eu beaucoup, mais jamais plus de 14 mois (record toujours tenu par Dadoo en 2002/2003, ça commence à faire long…).

Je suis plus posé qu’à l’époque de cette épique relation : je ne cherche plus à tout prix un copain, et je ne rejette pas non plus les opportunités intéressantes. Mais je suis aussi beaucoup plus craintif sexuellement parlant. Il y a un an, je me tapais cinq mecs par semaines, aujourd’hui, alors que je couche peu, j’ai peur d’attraper quelque chose. Entre temps, je suis sorti avec un mec séropositif, et ça m’a beaucoup fait flipper après coup. Résultat, j’ai peur d’attraper quelque chose même en me protégeant et en ayant peu de partenaires, alors que j’ai réussi à ne pas être contaminé par une horde de mecs, en étant safe mais sans plus, et en ayant un ex séropo – avec qui, pour le coup, j’ai été très safe. Et puis, depuis 10 ans, il y a eu toutes ces petites MST sans gravité mais qui effraient : morpions, gale, gono, condylomes… Toujours chopées, d’ailleurs, pendant les périodes les moins agitées sentimentalement et sexuellement parlant !

Malgré le temps qui a passé, j’ai toujours des envies de prince charmant. Certes, pas du même genre que ceux dont je rêvais il y a 10 ans, mais bon, j’ai toujours un idéal. La différence, c’est que je ne le projette plus sur chaque très beau garçon avec qui il se passe quelque chose. La contrepartie, c’est que j’ai une vision assez glaciale des mecs avec qui j’ai des rendez-vous, surtout quand je ne couche pas d’abord, ce qui est le cas en ce moment. Mais comme j’ai un peu peur de coucher…

Eh oui, rien n’est plus simple ma bonne dame, comme dirait l’autre. Le problème n’est pas tant que mes envies se contredisent, c’est surtout qu’elles se réveillent et me font comprendre qu’il va falloir que je sorte de ma neutralité socialo-sentimentale. Que j’arrête de faire la fête timidement, en espérant que, surtout, il ne se passe rien. Si encore ce vide me convenait, mais, même pas. En bon matheux, je cherche la quadrature du cercle. En mauvais conscient, je n’accepte pas la démonstration d’impossibilité. CQFD.

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5 réponses à “Chéri or not chéri?”

  1. Johann dit :

    Je pense que le problème intrinsèque des scientifiques, c’est qu’ils sont toujours à crayonner sur leur tableau noir, plutôt qu’à vérifier leur raisonnement dans l’empirique. C’pas drôle. Je ne peux que répéter mon inlassable : stop masturbating your brain.

    Le sexe, c’est salissant, on attrape des trucs, mais qu’est-ce que c’est chouette finalement, non ? Des fois on attrape même des mecs sympa.

  2. Matoo dit :

    Tout est possible, regarde je sors bien avec un « mec à trigramme » (hu huhu) depuis deux ans et demi ! :) )

    • Dr Tidus
      Twitter: drtidus
      dit :

      Tiens j’avais toujours cru que tu avais attendu de ne plus être toi-même un mec à trigramme pour sortir avec ! Ça m’aurait donné un prétexte de plus pour chercher à ne plus en être un moi-même :-P

  3. Dr Tidus
    Twitter: drtidus
    dit :

    Post-scriptum :
    Rassurez-vous, je ne me focalise pas trop sur la recherche (ou pas) de chéri, cet article est surtout le résultat d’une panne d’inspiration coordonnée avec quelques rencards prometteurs… qui n’ont pas tenu leurs promesses !

  4. Wolfgang dit :

    Tu l’as bien dit toi-même: la quadrature du cercle.
    Surtout ne pas trébucher sur le prochain piège: croire en l’improbable qu’il faut trouver «quelque part, là-dehors».
    Les miracles, c’est pour les contes de fée.
    Dans la vie non rêvée, mais vécue il faut se décider.
    Soit on se lie avec une personne, si tel est vraiment ce qu’on cherche. Soit on cultive son individualité. Avec beaucoup de libertés.
    Les deux ont leur prix.