L’Ontario débarque dans mon salon

10 juillet 2009

Hier soir, j’ai fini d’expliquer à mon correspondant canadien comment venir à Paris depuis Lyon, où il étudie cet été. Je vais donc le chercher ce soir à la gare de Lyon :-)

Qui est-il ? Un mec de Facebook à qui mon profil a plu il y a un an environ. Je n’accepte pas toujours les requêtes d’inconnus, mais là, il s’agit d’une bombe sexuelle de 20 ans avec un sourire de killer, donc j’avais accepté.

On avait pas mal parlé. Forcément il était gay, sinon il ne m’aurait jamais ajouté. Il fait aussi du piano, et étudie le Français à la fac. Je lui ai parfois donné un coup de main pour ses devoirs – d’un niveau, il faut bien le dire, pas très élevé par rapport à ce qu’on demande en langues étrangères en France.

Hier soir, après avoir organisé sa venue, ce n’est néanmoins pas de piano qu’il a voulu parler. Il voulait apprendre le français. Plus précisément, il voulait savoir quoi dire au lit à un français. Forcément, je lui ai demandé s’il voulait des expressions de passif ou d’actif, il m’a fait deviné, et 2 minutes plus tard « How did you guess I was a bottom»  – « Une idée comme ça…» . Plus précisément : passif, soumis, et chaud comme la braise. Du coup, j’y suis allé à grands coups de « prends moi comme une chienne»  et autre « défonce moi le cul»  (ça va attirer du monde ici ça tiens… !).

« Est-ce que ton copain est embêté que je vienne chez toi ce week-end ?»  – « Non, il t’a trouvé mignon en photo… et puis il est pas jaloux, on va voir ailleurs»  – « Oh I see :-) » 

Est-ce que j’ai besoin d’en dire plus, ou est-ce que tout le monde a compris comment allait se passer mon week-end ? :-D

Soirée Mousse et soirée mousse

9 juillet 2009

Mousse avec un grand M, c’était hier soir. Mister Mousse à la maison, pour le première fois depuis notre passage à vide. Autant être clair, hier on a bien comblé les vides ! C’était intense, délicieux, spontané, drôle… Tout ce qui nous avait manqué avant le ‘clash’.

Je lui ai même joué quelques morceaux au piano (Nocturne posthume de chopin – N° 20, Valse N°10, Nocturne Op. 9 N° 1), et il m’a dit que je n’avais jamais aussi bien joué devant lui. Possible, tant il est vrai que depuis mon concert je suis plus détendu quand je joue, mais je crois surtout que c’est son état d’esprit qui a bien changé depuis la dernière fois… Et pour écouter de la musique classique, c’est essentiel.

Pendant que je dormais, j’ai même eu droit à un SMS – heureusement que l’iPhone dort dans le salon – et à un message de sa part sur Facebook ! Il a vraiment dû apprécier la soirée.

Mousse avec un petit m, ce sera demain soir, au club 18. Quatrième édition de la soirée la plus chaude de Paris (si on ne compte pas les boîtes à cul, il va sans dire). Je ne sais pas encore si mon petit correspondant choupinou canadien de 20 ans pourra venir à Paris ou s’il sera coincé à Lyon par les caprices de voyages-sncf.com et son manque de débrouillardise pour aller acheter des billets de train en gare. Enfin, dans un cas comme dans l’autre, la soirée devrait être très chaude, peut-être autant que celle de Mister Mousse aux follivores samedi dernier ?

P.S. : On m’a posé la question récemment, alors je vais expliquer ça une fois pour toute; si Mister Mousse s’appelle Mister Mousse, c’est parce que je l’ai rencontré lors de la 2e soirée mousse du club 18, il y a donc quasiment 4 mois de cela :-)

De la drague à fond sur l’iPhone

9 juillet 2009

teaser-1 Je ne mets pas trop de pub habituellement ici, mais là, c’est pour une bonne cause ! Garoo a enfin réussi à obtenir la validation de son application iPhone « No Pic No Dial» , qui permet de se connecter aisément au chat du même nom. Le logiciel utilise le GPS pour te localiser, comme ça tu peux draguer dans le coin où tu te trouves, plutôt que de risquer de te retrouver avec un plan à l’autre bout de Paris, genre « il est trop chaud il faut que j’y aille même si j’en ai pour 2h aller-retour rien qu’en transports…»  – et souvent dans ce cas, ce sera un mauvais coup, rien que pour donner raison à la loi de Murphy !

Pour remplir son profil à fond il est sans doute plus simple de commencer par aller s’inscrire sur le site web No Pic No Dial, avant de lancer l’appli iPhone, disponible sur ce lien vers l’iTunes Store – l’application est gratuite.

Alors plutôt que de te demander « Who’s next?» , fonce sur ton iPhone !

Un sérieux besoin de vacances

8 juillet 2009

Les chéris, ça devient urgent ! Je devrais être content, mes insomnies ont totalement disparu ! Je dors désormais d’un sommeil profond, du début à la fin de la nuit. J’en ai même du mal à me réveiller.

Non, le problème, c’est que je commence à en avoir marre des gens ! Que ce soit au taf ou des potes, un rien m’agace. Pire, je ne suis pas fichu de m’abstenir de rentrer dans la spirale de la confrontation. En plus je suis gâté, il y a beaucoup de dogmatiques en ce moment… Et puis je trouve les machines lentes (enfin, celles sous winchose), et ça m’est de plus en plus insupportable.

Et puis cette pluie, en plein mois de juillet. Y a plus de saisons ma bonne dame ! C’est quand même bien déprimant. Heureusement que j’en profite pour exhiber mes nouvelles Puma noires (Furio).

En clair, je n’ai qu’une hâte : m’envoler pour Barcelone, bronzer le jour et draguer la nuit, me vider la tête – entre autres, et me reposer. Et Mister Mousse qui devait débarquer à 18h et qui s’est réveillé à 18h05 (il bosse de nuit). TOUT VA BIEN… Mais si je pouvais m’envoler ce soir… !!!

Week-end ciné – Coraline et Ice Age 3

8 juillet 2009

Le ciné ce week-end n’a pas été uniquement l’occasion d’assouvir un obscur fantasme avec Mister Mousse. J’y ai vu deux films – un avec mister Mousse, l’autre tout seul vendredi soir.

Coraline d’abord, le film à deux. L’histoire d’une petite fille qui se sent délaissée par ses parents, découvre une porte magique dans leur nouvelle maison, et se retrouve dans un monde parallèle ou tout est pareil, mais en mieux. Ah oui, et où les gens ont des boutons à la place des yeux.

Je ne dirai pas que ce n’était pas bien, mais j’attendais mieux. C’est comme si tous les éléments étaient là pour faire un bon film dans le style « Monsieur Jack»  mais sans la glue pour lier tout ça. Peut-être l’ambiance du monde réel qui est presque aussi loufoque que le monde parallèle. Ou le démarrage un peu lent – ça accélère vers le milieu. En fait quand on ressort, on se dit que c’était charmant, mais à bien y réfléchir, on se dit qu’on pourrait tronquer la première demi-heure, et rendre les allers et venues entre monde réel et monde parallèle un peu plus dynamiques. Mais c’est avant tout un conte, et il fallait sans doute qu’il respecte certaines règles. À voir pour les fans de « Monsieur Jack»  ou de « Corpse Bride» .

Vendredi soir, plutôt que d’aller en boîte – j’imaginais que ça se ferait samedi, et finalement pas – je suis aller voir Ice Age 3. On prend les mêmes, et on recommence : la bande de joyeux couillons préhistoriques va se retrouver dans un univers souterrain où ont survécus les dinosaures, qui, autant le dire, sont autrement plus impressionnants que des mammouths ! Et pendant ce temps, l’écureuil Scrat va tomber amoureux d’une connasse volante qui veut lui piquer sa noisette – en 2009 on appelle ça une castratrice :-D

Pas la peine d’en faire des tonnes : ça marche toujours, c’est très drôle, et ce n’est pas parce que c’est le 3e qu’on se lasse. Le scénario est suffisamment travaillé pour passer comme une lettre chez FedEx (parce que bon, la poste, hein…), et l’humour est omniprésent. On rigole, et c’est bien comme ça !

La prochaine fois j’essayerai d’aller voir des films pour adultes !

La suite – enfin !

7 juillet 2009

Hop, de retour du dernier cours de sport de l’année, avant le 1er septembre. Moi qui n’en avait jamais fait de ma vie, depuis novembre, les choses ont bien changées ! Entre 2 et 5h par semaine, avec ou sans le prof, en rigolant beaucoup – c’est bon pour les abdos.

Ce soir va être un grand soir télévisuel. Non, pas de cérémonie d’hommage à une vieille folle décatie morte avant l’âge mais bien trop tard si on me demande mon avis. Ce soir, je vais voir la fin du plus long cliffhanger de l’histoire de la télé !

Il y a bien des années, sur TF1, était passé le premier épisode – sur deux – racontant les aventures de Will & Grace à l’époque où Will était un peu moins gay… Ce premier épisode, situé dans la saison 3, avait été suivi d’un épisode de la 1ère saison, et même en vérifiant pendant plusieurs semaines de suite, point de suite. C’est l’un des innombrables problèmes de cette chaîne (avec la VF notamment) : ils se contrefoutent du fait qu’une série, ça se suit ! Peut-être ont-ils fait quelques progrès depuis, avec des Lost, House ou Grey’s Anatomy, je ne saurais le dire : j’ai arrêté net de regarder ces chaines de publicité quand j’ai déménagé de chez mes parents.

Ce qui est assez drôle, dans cette histoire, c’est que je ne me souviens même plus du cliffhanger !!! Je sais qu’il y avait du suspens à la fin du premier épisode, mais dire ce qui s’y passait… Ça remonte à trop loin ! Mais je sais que ce sont les deux prochains épisodes de mes DVD de la 3e saison, et je vais pouvoir me remémorer ce qui s’y passe, et découvrir la suite.

C’est amusant, aussi, car cette série ne me plaisait pas trop quand je sortais tout juste du placard. Je trouvais ça trop édulcoré par rapport à Queer as Folk – ça l’est, mais quel plaisir toutes ces vannes marécageuses balancées à tire-larigot, notamment par l’excellente Karen, qui a à peu près autant de morale que moi, mais une descente d’alcool bien supérieure. C’est comme ça qu’après avoir acheté la saison 2, revisionné la 1ère saison (bien moins drôle) achetée il y a fort longtemps, j’ai craqué pour la suite. Heureusement je ne regarde pas trop vite, sinon ça me coûterait cher !

Hop, il faut que je file, sinon je vais louper mon épisode ! (Ah merde, les DVD on les passe quand on veut…)

Souvenirs de gay-pride

7 juillet 2009

Hier soir, je suis tombé sur des photos de la Pride de Montréal (cf. photo). Je me suis dit que j’allais raconter quelques anecdotes de mes prides passées…

Ma première gay-pride, c’était en (juin, forcément) 2001. Depuis j’y suis allé tous les ans, même si mon passage rapide de cette année n’a pas dû être comptabilisée par nos chères forces de l’ordre – pourtant il y en avait des bien mignons, devant les grilles des Jardins du Luxembourg, parmi le service d’ordre, l’autre jour.

Il n’y a qu’en 2001 et 2003 que j’ai défilé avec un chéri au bras. En 2001, je l’avais rencontré la veille à la soirée de fin d’année de mon colloc’ de l’école. En 2003, c’était ce cher Dadoo, qui reste, malgré tout, le mec avec qui je suis resté le plus longtemps.

J’ai souvent pris des photos à ne plus savoir qu’en faire, il faudra d’ailleurs que je fasse des pages de galleries maintenant que je suis sur wordpress, il y aura peut-être moyen de faire ça sans trop coder – j’en fais déjà assez au boulot et pour l’iPhone !

À part cette année, j’ai toujours été trop fatigué après la marche pour faire la fête après. Souvent c’était « un resto et dodo»  (parfois un peu plus que dodo, même en dehors de 2001 et 2003 :-D ). Et d’ailleurs, vu comme ça s’est passé cette année, j’aurais peut-être dû m’abstenir de sortir une fois de plus !

En 2004, après le défilé, j’ai fait la connaissance de Toutoune, qui est devenu un de mes meilleurs amis depuis – à la base, c’était un ex de mon ex hôtesse de l’air.

En 2005, Dadoo avait ramené une crevette décérébrée, on avait passé notre temps à rire intérieurement avec Toutoune.

En 2006, je suis allé défiler avec des ailes d’ange… Mais je revenais de Dublin où la nourriture était fort grasse, et du coup j’avais pris du bide. Ma coupe de cheveux était abomanible. Résultat, je déteste les photos de cette année-là. Et je n’ai jamais osé remettre les ailes (que je garde précieusement emballées au dessus d’une armoire).

En 2007, j’y suis allé avec un pote maqué. On a passé la soirée chez moi. Je lui ai déplié le canapé-lit dans le salon, je suis allé me coucher. 15 minutes plus tard, il grattait à ma porte parce que mon ordi faisait trop de bruit dans le salon. C’était un mac, donc c’était une excuse forcément bidon. Il a passé la nuit à me chauffer sans qu’on aille vraiment jusqu’au bout. Quand j’y repense, quelle pétasse ! – mais il s’est bien rattrappé depuis ;-)

En 2008, une copine de Charlou avait bien réussi à foutre le bordel entre lui et moi. Pire souvenir de Pride.

Cette année, j’étais d’enterrement de vie de garçon en même temps que la Pride. Heureusement, le témoin qui a organisé l’après-midi, et que je connais depuis aussi longtemps que les mariés, avait choisi les Jardins du Luxembourg pour passé la majeure partie de la journée.  Résultat, je n’ai pas eu besoin de dons d’ubiquité supplémentaires pour assister à la gay pride et à l’enterrement de vie de garçon !

Finalement, quand j’y repense, c’est plutôt des bons souvenirs tous ces défilés… Vivement juin 2010 !

Et toi, des souvenirs de gay-pride à partager ?

Le mec de l’escalier

6 juillet 2009

J’avais écrit un article pour râler sur une pétasse marécageuse (ou pas) mais finalement je vais le foutre à la poubelle et raconter quelque chose de plus drôle. L’anecdote est courte, mais elle a le mérite de révéler à quel point il est devenu facile d’être gay à Paris quand on ne se prend pas la tête sur la question.

Hier après-midi, après avoir couru à travers Paris pour poster des recommandés – la poste du Louvre est fermée pour travaux tout l’été – je me suis rendu chez W.H. Smith acheter des DVD. Il faisait bon à l’étage, avec la clim. Le caissier était charmant, donc attendre qu’il rendent des tonnes de billet de monnaie à des touristes n’était pas trop désagréable.

En descendant les escaliers pour ressortir, j’ai croisé un mec, totally gay vibe, nos regards se croisent, je souris, il ne détourne pas le regard. Je me retourne discrètement pour voir s’il va se retourner… 1…2…3… il se retourne. Je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire. C’était super prévisible en fait.

Sauf qu’on n’était pas dans l’escalier qui descend aux backrooms du Dépôt, on était dans une librairie anglaise dans un quartier ultra-chic de Paris. Certes, ça en fait un repère à pd, mais certainement pas un ghetto, comme certains se plaisent à appeler le marais. Et ça, ça commence à être cool !

Il en faut peu pour être heureux… ;-)

Blogthings – You Like Being Single

6 juillet 2009

You Like Being Single


Being single is just fine with you, but you don’t always love it.

Like most people, you would prefer to be attached… but you are rightfully picky.

While you may not need to be in a relationship, you’d like to be in one.

You try to make your life as great as possible, whether you’re with someone or not.

Do You Hate to Be Single?

Ils y sont arrivés

6 juillet 2009

Je suis toujours dans les starting blocks pour critiquer une initiative gouvernementale idiote, mais là je dois avouer avoir été agréablement surpris. Un concours Jeune et homo sous le regard des autres a permis la réalisation de 5 court-métrages de très bonne qualité. Dans l’ensemble assez frais, assez léger – malgré un sujet lourd.

J’ai particulièrement aimé celui intitulé Colo (souvenirs, souvenirs…) et celui mettant en scène un super héros gay, version soft de Rage, le héros de BD dans Queer as Folk, lui même inspiré du personnage de Brian. J’ai eu un peu peur avec Omar, craignant les clichés sur les cités. Et en fait pas du tout, c’est très mignon dans un registre semi-tragique. Par contre je me suis un peu endormi sur le plan fixe de la fille qui raconte son histoire pendant 10 minutes…

Ces court-métrages contre l’homophobie sont visibles sur le site de Canal+. On notera au passage que les acteurs choisis dans tous ces court-métrages sont quand même très très choupinous dans l’ensemble ! Raison de plus (ou raison tout court) pour aller les voir – commencer par Colo dans ce cas-là, ou Basket et maths, c’est des festivals de choupinous !!!